La course à pied chez l’enfant ?

By TraileurZ The Mag
In LE COIN DU COACH
Fév 10th, 2015
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Le sport doit être et est un facteur d’épanouissement psychique et physique pour l’enfant mais peut être dévastateur si celui-ci est pratiqué à outrance, ou contre le gré du pratiquant…

 « Les parents doivent veiller à ne pas vivre par procuration à travers la pratique des enfants » 

Ces propos peuvent paraître lourds et moralisateurs mais revêtent une importance capitale sachant que chaque expérience et leçon de la vie nous façonne et construit dès le plus jeune âge. L’entraînement des enfants ne doit pas être un entraînement pour adulte miniature. Une des difficultés pour l’entraîneur qui s’occupe d’un groupe d’enfants est de cerner l’enfant. On parlera d’animation plus que d’entraînement car il faut être attentif et dynamiser les séances par le jeu et l’improvisation. Un enfant que ne s’amuse pas passera rapidement des baskets à la console de jeu… L’enfant est naturellement doué pour l’endurance (20 minutes de footing ne posent généralement pas de problème), le seul frein à un tel effort est la lassitude mentale. Nos petits ont besoin de variétés et de nouveautés… Il faut mettre l’accent sur la nécessité de pratiquer régulièrement des assouplissements (on peut être surpris parfois du manque de souplesse de certains enfants et ce, très jeune) et sur les exercices de PPG (travail de la coordination, efficacité de la course, motricité etc…).

Lui inculquer la notion de

  • Rythme,
  • Vitesse,
  • Régularité.

L’enfant n’a pas la même perception de la fatigue physique c’est pour cela qu’il est important d’avoir comme repère la connaissance de la vma  et  l’aptitude à sentir si la qualité de sa foulée se dégrade. On peut parfois constater de rapides progrès mais durant la croissance, il faudra veiller à rééquilibrer l’entraînement et ne pas surcharger l’enfant. L’essentiel de ses ressources vont vers la croissance ! Tout comme pour les adultes, il faut miser sur la progressivité et sur le long terme. Il faut laisser le temps au temps, ce n’est pas parce qu’un jeune est le meilleur à 10 ans qu’il le sera à 20 ans . Plus rapide est la montée en puissance moins longue est la « carrière ».

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Dès le début, mettre en place l’échauffement et lui inculquer cette notion d’échauffement pour se préparer aux compétitions et faire en sorte que cela devienne une habitude, une hygiène sportive pour la prévention des blessures. L’entraînement devra donc s’orienter et s’organiser pendant la croissance de la puissance vers la capacité (des efforts courts mais intenses sans ou avec peu de travail en anaérobie lactique, aux efforts longs, où l’intensité et la durée provoquent une élévation du taux de lactate). Il est intéressant, dès le début de la pratique, de le faire participer à de petites compétitions. (si l’envie de l’enfant y est). Il est important de varier les compétitions : cross, piste, course sur route. Ne pas oublier de le mettre dans les meilleures dispositions mentales, quel que soit le résultat de la course.

« L’important c’est le plaisir, la découverte »

Ces courses s’inscrivent parfaitement dans le cadre d’une progression car leurs distances sont assez fidèles aux possibilités par tranche d’âge. La course sur route lui apporte la satisfaction du sport de masse moins protocolaire où les catégories et sexes sont sur la même ligne de départ et où il peut se mesurer et courir avec ses vis-à-vis, ses parents. À l’entraînement, Il est intéressant d’estimer la VMA afin de bien connaître leurs vitesses d’entraînement aérobie. Pas d’effort de résistance car il n’ont pas la même capacité que les adultes à recycler l’acide lactique.

Endurance :

  • Parcours ludiques,
  • Footing lent,
  • VMA avec du fractionné très court : 10″/10″, 15″/15″ ou 20″/20″ secondes d’effort à 100%, 110% de la vma et de 2 à 4 minutes entre les séries,
  • Sprint,
  • Travail de l’athlétisme : saut, lancer, course, PPG etc…
  • Petite course de 700m à 2km (de 7 à 12km/h en fonction du niveau et de l’âge)
  • Assouplissement.

Une compétition de temps à autre est envisageable car l’enfant en est friand, cela lui permet de faire comme les grands, de se mesurer et de se lâcher et d’être plongé dans cette effervescence ! L’essentiel étant que l’enfant prenne un maximum de plaisir dans sa pratique !

alexiajacquot.

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