Où mes pensées me mènent…

Où mes pensées me mènent...

Cela fait quatre heures maintenant que je cours sur cette crête dans le massif de Belledonne. Une légère brise me fouette le visage et dans ma bouche se ressent encore le goût de ma dernière barre céréale. Quand on part comme ça, pendant des heures en montagne, l’esprit divague, nos pensées partent dans tout les sens, plus rien n’a d’importance…

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« Même notre Ministre de l’écologie a démissionné devant l’irresponsabilité et la stupidité des États qui font la sourde oreille… » Grégory Julien Baron.

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Où mes pensées me mènent...

Parfois, un sentiment qui vous paraissait anodin dans la journée, vous allez vous le ressasser pendant votre sortie, ce sont les mystères du cerveau humain, un peu comme lorsque l’on n’arrive pas à dormir dans son lit. Il est 16h et on est en octobre, le jour se fait moins présent et la nature revêt une atmosphère intrigante. J’ai toujours aimé partir seul, juste les sons de mon environnement et ma respiration. Je m’inquiète à vrai dire. Je m’inquiète car je vois notre monde sombrer irrémédiablement vers les bas fonds de sa propre destruction. L’hyper-exploitation de notre Terre ne laisse rien augurer de bon pour nos enfants. Des espèces animales disparaissent de notre planète dans la plus grande indifférence, l’être humain étant englué dans son quotidien et ses habitudes, tels des moutons qui répéteraient cent fois le même parcours dans leur pré.

Oh ce n’est pas une attaque gratuite, c’est le système en place qui nous conditionne à agir comme cela. Nous nous équipons immédiatement de ce qui est futile, on achète toujours plus par peur de manquer, pour être dans le coup… pendant que les industries nous prennent ce qui est le plus important pour notre survie, dans une course sans issue à celui qui fera les plus gros bénéfices…

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Où mes pensées me mènent...

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Nous sommes de plus en plus nombreux dans ce monde et nos ressources animales et forestières n’ont jamais été aussi basses, un état des lieux alarmant. Que pouvons nous faire ? Que faire contre le pouvoir en place qui nous maintient dans une illusion de contrôle de la situation alors que les plus grands spécialistes de la faune et de la flore s’époumonent à alerter l’opinion ? Les politiques le savent, nous courons à notre perte mais eux, ce sont les profits à courts termes qui les intéressent. Même notre Ministre de l’écologie a démissionné devant l’irresponsabilité et la stupidité des États qui font la sourde oreille. Le temps est compté, tout le monde le sait et pourtant, tel un cheval qui court au galop vers une falaise, l’issue est inéluctable.

C’est triste de savoir que la nature dans laquelle je suis si bien, ne sera surement plus la même pour mes petits enfants. Comment as-t’on pu en arriver la ? « Il faut garder espoir » un jour m’a t’on dit… Espoir en qui ? Espoir en quoi ? Je ne suis responsable que de ce que j’entreprends pour la sauvegarde de l’écosystème, je suis responsable de ce que j’apprends à mes enfants, leur enseigner qu’il nous faut protéger tout ceci maintenant et aussi qu’ils devrons peut-être se battre un jour pour le préserver.

L’Être humain est lié à la nature qui l’entoure, sa place n’est pas au milieu du béton des villes ou devant la télé, nous sommes connectés avec la forêt, avec la mer, avec les éléments. Nous pousser vers l’hyper consommation, c’est l’objectif de ces multinationales.

Faire de nous des humains qui ont perdu leur Être.

Tiens, je suis déjà arrivé chez moi, je n’ai pas vu le temps passer… Et vous ?

Grégory Julien Baron.

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